[En français ci-dessous.]
One of the major sites for my research is a temple complex in a rural farming village called Kayavarohan. It was here that a certain Swami Kripalu (1913 - 1981) had a temple built honoring an incarnation of the Hindu god Shiva known as Lakulish. Considered the last time a Hindu god has come to earth, Lakulish is also worshipped as the Lord of Yoga. Swami Kripalu had visions of Lakulish appearing to him in the 1950s and instructing him to build the temple and to revive yoga culture in India. The temple finally opened in 1974. It is unique in that it announces on the main façade that it's the Brahmeshwar Yoga Temple. [Brahmeshwar is another name for Shiva/Lakulish that defines him as "the Lord (ishwar) of Brahma (another Hindu god). This is one way people who worship Shiva make him the top god in the pantheon.] Inside the temple stands the main sculpture of Lakulish, but all around the walls, yoga is represented in three ways: on the lower register as hundreds of vignettes of Swami Kripalu doing Hatha Yoga poses, in the middle register as quotations from yogic scriptures in Sanskrit (not the local Gujarati language), and beneath the dome as an abstract space they call "brahmavidya", or knowledge of brahma. This "brahma" is not the same as the Hindu god Brahma. This brahma refers to the ultimate Truth, the ultimate Reality, which is above and beyond even the gods. The idea is that yoga can take you to this ultimate reality and that the goal of yoga practice is to realize our oneness with Ultimate Reality. A slightly different agenda than our stress-relief and well-being! Every day, worship of Shiva/Lakulish happens here in several ceremonies, and major festivals punctuate the year. What you don't see here is anybody "doing yoga" the way we think of it. If they do asana/posture practice, it's alone at home in the morning. The only group classes are for children or groups of foreigners coming through, and even these aren't regular. I find the temple grounds mostly very peaceful and like to spend time here.
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L’un des principaux sites de mon travail de recherche est un temple situé dans un village agricole rural appelé Kayavarohan. C’est là qu’un certain Swami Kripalu (1913-1981) fit construire un temple en l’honneur d’une incarnation du dieu hindou Shiva, connue sous le nom de Lakulish. Considéré comme la dernière fois qu’un dieu hindou est descendu sur terre, Lakulish est également vénéré comme le Seigneur du yoga. Swami Kripalu aurait eu, dans les années 1950, des visions de Lakulish lui apparaissant et lui ordonnant de construire le temple et de raviver la culture du yoga en Inde. Le temple a finalement ouvert en 1974. Il est unique en ce qu’il annonce sur sa façade principale qu’il s’agit du Brahmeshwar Yoga Temple. [Brahmeshwar est un autre nom de Shiva/Lakulish qui le définit comme « le Seigneur (ishwar) de Brahma (un autre dieu hindou). C’est l’une des manières par lesquelles les fidèles de Shiva le placent au sommet du panthéon.]
À l’intérieur du temple se dresse la sculpture principale de Lakulish, mais tout autour des murs, le yoga est représenté de trois manières : dans le registre inférieur, par des centaines de vignettes montrant Swami Kripalu exécutant des postures de hatha yoga ; dans le registre intermédiaire, par des citations de textes yogiques en sanskrit (et non dans la langue locale, le gujarati) ; et sous le dôme, par un espace abstrait qu’ils appellent « brahmavidya », ou connaissance de brahma. Ce « brahma » n’est pas le dieu hindou Brahma. Il renvoie ici à la Vérité ultime, à la Réalité ultime, qui est au-dessus et au-delà même des dieux. L’idée est que le yoga peut conduire à cette réalité ultime et que le but de la pratique du yoga est de réaliser notre unité avec la Réalité ultime. Un programme légèrement différent de notre recherche de réduction du stress et de bien-être !
Chaque jour, le culte de Shiva/Lakulish s’y déroule à travers plusieurs cérémonies, et de grandes fêtes rythment l’année. Ce que l’on ne voit pas ici, c’est des personnes « faisant du yoga » au sens où nous l’entendons. S’il y a une pratique des asanas/postures, elle se fait seul, à la maison, le matin. Les seules classes collectives sont destinées aux enfants ou à des groupes d’étrangers de passage, et même celles-ci ne sont pas régulières. Je trouve les environs du temple, dans l’ensemble, très paisibles et j’aime y passer du temps.