[En français ci-dessous.]


The main purpose of this trip to is to continue research on the Lakluish Yoga University for my Master's Degree. I am aiming to submit my work in June and defend the thesis in September in order to complete the degree in 2026. I am therefore returning to many sites I have visited before to a) see what's going on in those places now; b) confirm or correct my initial understandings; and c) meet new people and gather new information. Surat, a major port city and home to the world's largest diamond industry, has a branch campus of the university. I was welcomed back to the home of the Patel family (one of millions, probably tens of millions, of Patels in Gujarat...). It had served for a time as the local headquarters for Swami Rajarshi Muni, founder of the yoga university. I was pleased to meet his wife and daughter this time. Kripa, the daughter, lives and works in New Jersey but is currently stuck in India because of the current political situation in the US: she can't get an appointment for a required stamp on her visa before the month of June or July. They took me over to see the offices that serve as the university's location in this city. The story appears to be one of decline: they no longer hold in-person Bachelor's degree classes anymore; they don't have enough students, so those classes are taught on-line. The current class is about 10 people only. Their main offering is a 45-day Yoga Teacher Training Certificate, which gives people "the basics" they need to go out and teach. The current director of the Surat branch explained that most people don't go to group classes at yoga studios the way we do it in the West, rather they have a private teacher come to their home for a lesson that might include up to three people. The University representatives that I met lament that most people are too drawn to the outside world and not ready to leave it behind to turn inside. They also complain that there is not a lot of "true" or "authentic" yoga (their words) being taught in india today. This is a common leitmotif that I have heard from representatives of different traditions: they all claim to hold the one true yoga. Part of the problem in this lineage is that they have instructions from the guru, Rajarshi Muni, not to do advertising, but simply to let the people come by word of mouth, "like flies to honey." They are both convinced he's right, yet concerned about the low enrollments and what that might mean for their future. It's a 3-hour drive there and another 3 hours back to Kayavarohan, so that makes for a long day. I was happy to watch the sunset and later have a tea (chai) break on the way home. They serve very cute small portions. I only had one to avoid needing a bathroom. That's a whole separate topic - perhaps I'll write about it someday! 😂


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L’objectif principal de ce voyage est de poursuivre mes recherches sur la Lakulish Yoga University dans le cadre de mon master. Je vise un dépôt de mon travail en juin et une soutenance en septembre afin de valider le diplôme en 2026. Je retourne donc sur de nombreux sites que j’ai déjà visités afin : a) d’observer ce qui s’y passe actuellement ; b) de confirmer ou de corriger mes premières compréhensions ; et c) de rencontrer de nouvelles personnes et de recueillir de nouvelles informations. Surat, grande ville portuaire et siège de la plus importante industrie diamantaire au monde, abrite un campus annexe de l’université. J’ai été à nouveau accueillie dans la maison de la famille Patel (l’une des millions, probablement des dizaines de millions, de familles Patel au Gujarat…). Elle a servi pendant un temps de siège local à Swami Rajarshi Muni, fondateur de l’université de yoga. J’ai été heureuse de rencontrer cette fois-ci son épouse et sa fille. Kripa, la fille, vit et travaille dans le New Jersey, mais elle est actuellement bloquée en Inde en raison de la situation politique actuelle aux États-Unis : elle ne parvient pas à obtenir un rendez-vous pour le tampon requis sur son visa avant les mois de juin ou juillet. Ils m’ont emmenée voir les bureaux qui servent de siège universitaire dans cette ville. Le constat semble être celui d’un déclin : ils n’organisent plus de cours de licence en présentiel ; faute d’un nombre suffisant d’étudiants, ces cours sont désormais dispensés en ligne. La promotion actuelle ne compte qu’une dizaine de personnes. Leur offre principale est un certificat de formation de professeur de yoga de 45 jours, qui fournit aux participants « les bases » nécessaires pour aller enseigner. Le directeur actuel de la branche de Surat a expliqué que, pour la plupart des gens, on ne fréquente pas des cours collectifs dans des studios de yoga comme en Occident ; on fait plutôt venir un professeur particulier à domicile pour une séance pouvant réunir jusqu’à trois personnes. Les représentants de l’université que j’ai rencontrés déplorent que la plupart des gens soient trop attirés par le monde extérieur et ne soient pas prêts à le laisser de côté pour se tourner vers l’intérieur. Ils se plaignent également du fait qu’il n’y a pas beaucoup de yoga « vrai » ou « authentique » (leurs termes) enseigné en Inde aujourd’hui. Il s’agit d’un leitmotiv récurrent que j’ai entendu chez des représentants de différentes traditions : tous prétendent détenir le seul et unique vrai yoga. Une partie du problème, dans cette lignée, est qu’ils ont reçu des instructions du gourou, Rajarshi Muni, de ne pas faire de publicité, mais de simplement laisser les gens venir par le bouche-à-oreille, « comme des mouches attirées par le miel ». Ils sont à la fois convaincus qu’il a raison, tout en étant en même temps inquiets des faibles effectifs et de ce que cela pourrait signifier pour leur avenir. Le trajet représente trois heures à l’aller et encore trois heures pour revenir à Kayavarohan, ce qui fait une très longue journée. J’ai été heureuse d’observer le coucher du soleil et, plus tard, de faire une pause thé (chai) sur le chemin du retour. Ils servent de très petites portions, adorables. Je n’en ai pris qu’une seule pour éviter d’avoir besoin d’aller aux toilettes. C’est un tout autre sujet — peut-être que j’écrirai là-dessus un jour ! 😂